Documenthèque

Retrouvez tous nos documents, classés par catégories.
Cliquez sur un document pour le consulter, feuilleter ou télécharger.

0 sélectionnée

Espaces naturels

Le Bois de Penfoulic - carnet du visiteur respectueux

  • 2025
  • Français
  • pdf
  • 2 Mo
Transcription textuelle
LE BOIS DE PENFOULIC Carnet du visiteur respectueux

Bois de Penfoulic • Carnet du visiteur respectueux Bois de Penfoulic • Carnet du visiteur respectueux 2 3 NS O E BOIS DE PENFOULIC FOUESNANT ANSE DE PENFOULIC GRAND ÉTANG Vers LA FORÊT- FOUESNANT Sentiers Routes Limite de l’espace naturel du Bois de Penfoulic Prairies pâturées Verger conservatoire de pommes à couteau Maison des marais Anciennes moulières Verger conservatoire de pommes à cidre Parking Maison du garde Arbre girafe et salon de l’écureuil Sculpture du renard Sentier PMR Eau de mer Canal d’eau douce Étang Aqueduc Cours d’eau Digues

Bois de Penfoulic • Carnet du visiteur respectueux 4 PENFOULIC, C’EST UN LIEU AUX MILLE FACETTES. EST-CE UN BOIS ? UN MARAIS ? UNE ANSE ? OU MÊME UN VERGER ? EN RÉALITÉ, C’EST TOUT CELA À LA FOIS. NICHÉ SUR LA CÔTE FOUESNANTAISE, LE SITE OFFRE BIEN PLUS QU’UNE BALADE IODÉE. LES CANAUX, DIGUES ET BASSINS RACONTENT L’HISTOIRE AQUACOLE DES LIEUX. LES VERGERS, LES PRÉS ET LES BÂTIMENTS TÉMOIGNENT DE SIÈCLES DE COEXISTENCE AVEC LA NATURE. OISEAUX MIGRATEURS, PONEYS TRAPUS ET « GIRAFE » SE PARTAGENT CE DÉCOR UNIQUE. DÉCOUVREZ OU REDÉCOUVREZ CE JOYAU FAÇONNÉ PAR LES EAUX. Penfoulic, au fil de l’eau et du temps Bienvenue À Penfoulic, l’eau est plus qu’un élément du paysage : elle est la clé de l’histoire. Douce ou salée, dormante ou vive, elle a façonné la vie et les aménagements de ce site unique. Très tôt, les habitants ont tiré parti de la richesse piscicole de cette zone où terre et mer se rencontrent, aménageant bassins et canaux pour multiplier ses trésors. HISTOIRES D’EAUX Le nom de Penfoulic vient du breton pen, qui signifie « pointe, bout », et foul ou poull, pour « mare, trou, étang », complété par le diminutif « ic ». On peut donc le traduire par « Anse du bout du petit étang ». Le site actuel de Penfoulic couvre un peu moins de 30 hectares, majoritairement boisés et ponctués de zones humides. Le bois de Penfoulic abrite également un verger conservatoire, la Maison des marais et la Maison du garde. Propriété du Conservatoire du Littoral depuis 1982, il est géré en partenariat avec la Communauté de Communes du Pays Fouesnantais depuis 2018. Une petite anse AUX MILLE FACETTES 5 Carnet du visiteur respectueux • Bois de Penfoulic

Bois de Penfoulic • Carnet du visiteur respectueux 6 7 Un lieu pionnier POUR L’AQUACULTURE Au cours du XVII e siècle, les zones humides comme Penfoulic font souvent l’objet de travaux d’endiguement pour les soustraire à l’action des marées. C’est une digue qui s’est d’abord installée entre la maison des marais et le chemin creux. Elle était accompagnée d’un moulin à marée aujourd’hui disparu. Charles-Bernard DE POULPIQUET , qui a hérité du site en 1840, fera de Penfoulic un lieu pionnier de l’aquaculture. Un élevage de moules est d’abord installé derrière la digue originelle restaurée. L’eau de mer alimente le bassin où se trouvent les moulières. Un canal avec aqueduc est construit pour dévier les eaux douces venant de l’amont. Le propriétaire des lieux va également s’essayer à l’élevage de saumons à partir de 1860, mais une grande marée réduit à néant ses efforts et met un terme à ce projet. La vocation aquacole de Penfoulic atteint son apogée avec l’ajout d’une grande digue équipée de vannes à clapets en 1871 pour éviter les inondations causées par les grandes marées créant ainsi le grand étang. À chaque marée montante, les eaux riches en alevins et en plancton s’engouffrent dans le bassin, nourrissant une vie aquatique foisonnante. Les poissons, retenus dans les bassins à marée descendante, trouvent dans ce milieu protégé nourriture, chaleur et lumière. Le phénomène d’envasement progressif et les grands froids des hivers 1962 et 1963 conduiront au déclin de l’aquaculture. Carnet du visiteur respectueux • Bois de Penfoulic Il sera racheté à la couronne de France en 1688 par Monsieur Lacaze. À cette période, le roi de France, Louis XIV se sépare de nombreux domaines pour financer les guerres. Cette première digue a permis la création d’un petit étang permettant d’alimenter des moulières. La “maison ronde” située sur la grande digue de 1871 n’a jamais été un moulin à marée, elle servait d’abri au garde d’astreinte pour ouvrir et fermer les vannes.

Bois de Penfoulic • Carnet du visiteur respectueux 8 9 Quan d l’eau modèle LES PAYSAGES Les richesses naturelles DE PENFOULIC L’exploitation aquacole de Penfoulic a nécessité la mise en place de nombreux aménagements hy - drauliques. Ces derniers ont aussi un effet sur le fond de la baie. La grande digue a modifié la dy - namique des courants. En réduisant la puissance de la chasse de l’eau à Penfoulic, elle a contribué à la stabilisation du cordon sableux du Cap-Coz et à la formation d’une vasière à l’arrière. Ce sont des essences mellifères qui s’épanouissent à l’ombre des arbres comme le Chêne pédonculé, le Hêtre et le Charme. LES HOUX, NOISE TIERS, MERISIERS E T SORBIERS L’Obione et la Lavande de mer tolèrent les conditions salines et se développent au cœur des prés salés. LES PLANTES HALOPHILES Ils se sont implantés dans les zones autrefois destinées à l’élevage des poissons. LES SCIRPES MARITIMES Ces plantes occupent les zones de transition avant le milieu forestier. Ils accompagnent des espèces appréciant les milieux forestiers comme le Fragon, l’Anémone sylvestre et l’Euphorbe des bois. L’A JONC D ’EUROPE, LE SUREAU E T LE PRUNELLIER Au point de rencontre entre le mi - lieu littoral et le milieu terrestre, Penfoulic abrite une mosaïque de milieux naturels. Les nombreuses espèces animales et végétales y offrent un spectacle sans cesse renouvelé aux visiteurs attentifs. 250 ESPÈCES VÉGÉ TALES Les terrains de Penfoulic pré - sentent un taux de salinité et d’humidité croissant à mesure que l’on se rapproche des ma - rais et de l’étang. Les 250 es - pèces végétales rencontrées sont caractéristiques des différentes « ambiances » du site. Carnet du visiteur respectueux • Bois de Penfoulic Lavande de mer

Bois de Penfoulic • Carnet du visiteur respectueux 10 Une faune « TERRE ET MER » 11 CÔTÉ MER La faune piscicole a fait la renom - mée de Penfoulic et tient toujours une place importante dans la bio - diversité locale. Plies, Daurades royales, Mulets, Bars et Anguilles apprécient ces eaux. Logiquement, de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs ont choisi les étangs de Penfoulic pour se nourrir et se reposer. Chevaliers guignette, Ai - grettes garzette, Spatules blanches, Tadornes de Belon, Mouettes rieuses et Goélands bruns ou ar - gentés parcourent les étendues d’eau salée ouvertes plus au large. CÔTÉ TERRE Vous pouvez observer à l’an - née diverses espèces de passe - reaux comme les Orites à longue queue ou les Pouillots véloces. Chevreuils, Blaireaux, Écureuils, Renards et autres mammifères fré - quentent les zones de bocage. Diverses espèces d’escargots, arai - gnées, libellules et papillons sont recensées sur le site, ainsi que des amphibiens et des reptiles. Les poneys DES ÎLES Les poneys de race Shetland sont pro - bablement les hôtes les plus attachants de Penfoulic. Rustiques, ces trapus équidés originaires des îles écossaises du même nom, se contentent d’une alimentation pauvre et supportent les conditions climatiques difficiles. Les po - neys de Penfoulic sont les descendants de ceux qui ont vécu pendant près de quarante ans sur l’île du Loc’h, dans l’archipel des Glénan. AVEZ-VOUS DÉJÀ VU UNE GIRAFE FOUESNANTAISE ? Une girafe à Fouesnant ? Penché au-dessus du chemin, culminant à 18 mètres, vous pouvez admirer la silhouette élancée d’un Chêne pédonculé très particulier. Surnommé « la Girafe », cet arbre bicentenaire est classé « arbre remarquable de France ». À droite, se situe la salle de classe de plein-air surnommée le « Salon de l’écureuil ». Carnet du visiteur respectueux • Bois de Penfoulic Orite à longue queue Plie

Bois de Penfoulic • Carnet du visiteur respectueux 12 Un verger conservatoire est im - planté aux abords de la Maison des ma - rais. Sa création trouve son origine dans la décision de l’État d’attribuer des primes à l’arrachage des arbres après le violent ou - ragan qui a balayé la Cornouaille en 1987. Pour sauvegarder les variétés locales, des amateurs décident de créer un verger sur des terrains trouvés auprès du Conser - vatoire du Littoral et de la commune de Fouesnant. Le premier verger est créé en 1989 pour les variétés de pommiers à cidre. Les arbres sont plantés par les élèves du lycée agricole de Bréhoulou et une équipe de passionnés. Le verger des pommiers à couteau suivra en 1991. D’ailleurs, les croqueurs de pommes se réunissent tous les ans à Penfoulic à l’oc - casion de la fête de la pomme. La pomme est l’emblème de Fouesnant. Le Pays Fouesnantais est d’ailleurs un grand pro - ducteur de cidre qui a obtenu une AOP et une AOC devenant ainsi un des fleurons de l’artisanat cidricole français. Le trésor DES CROQUEURS DE POMMES L’extension du verger a été engagée en 2023, avec une plantation de pommiers à couteau. La CCPF, en collaboration avec l’ONF (l’Office National des Forêts) et le CIDREF (Comité Cidricole de Développement et de Recherche Fouesnantais et Finistérien), a réalisé d’autres plantations dans le cadre du plan « 500 000 arbres » porté par le Département du Finistère. Un patrimoine NATUREL ET HYDRAULIQUE À CONSERVER Différentes mesures de gestion sont mises en place pour valoriser le patrimoine naturel et hydraulique du site de Penfoulic. La gestion du bois de Penfoulic, menée par la CCPF, s’appuie sur un plan d’aménagement fores - tier élaboré en collaboration avec la commune de Fouesnant, l’ONF et le Conservatoire du Littoral. Ce document vise à valoriser le patrimoine naturel et paysager tout en favorisant l’accueil du public. Le mode de gestion retenu pour le bois est la futaie irrégulière en mélange avec le taillis. Cela signifie que des bois d’âges, d’essences et de tailles va - riées sont maintenus ensemble. Des coupes sélec - tives sont pratiquées régulièrement pour apporter de la lumière aux jeunes plants et assurer ainsi la régénération naturelle de la forêt. Les étendues en herbe font l’objet d’une gestion pas - torale qui maintient une mosaïque de milieux ouverts et fermés, favorable à la biodiversité du site. Le pâtu - rage des poneys contribue à cet objectif. Les infrastructures hydrauliques sont concernées par un entretien courant afin de permettre un écou - lement fluide et garantir la salinité des étangs. 13 Carnet du visiteur respectueux • Bois de Penfoulic

Bois de Penfoulic • Carnet du visiteur respectueux
Labellisé « Tourisme et Handicap » , le site présente un sentier linéaire de 650 m s’adressant aux différents handicaps (moteur, mental, visuel, auditif). Un panneau d’interprétation en relief et en braille présente, en début de sentier, les points d’intérêt. Des aires de repos ont été aménagées régulièrement et six bornes et sculptures de découverte de la biodiversité balisent le bord du chemin. PENFOULIC : OUVERT À TOUS ! Si tout le monde S’Y MET… Penfoulic est un espace naturel unique et accessible à tous. Pour qu’il en soit ainsi encore pour longtemps, chacun peut faire un (bon) geste. Les poneys ont un régime alimentaire pauvre , pour préserver leur santé ne les nourrissez pas Respectez les aménagements et particulièrement le talus bordier, repère pour la canne des non-voyants Qui dit milieu naturel dit milieu sensible. Empruntez les sentiers balisés pour éviter de piétiner la végétation Le verger n’est accessible au public que lors de la fête de la pomme, à la fin du mois d’octobre Les emballages font de mauvaises graines. Gardez et triez vos déchets. Si vous ne trouvez pas de poubelle adaptée sur votre chemin, ramenez vos déchets chez vous Qui apprécie les voisins bruyants ? Faites-vous discrets et observez les espèces avec des jumelles pour préserver leur tranquillité Oh, vous avez un chien ? Votre chien est adorable, mais cela ne vous dispense pas de le surveiller . Baladez-vous avec votre chien mais n’oubliez pas de ramasser ses déjections Pas touche ! Le fait de cueillir ou de prélever des végétaux est incompatible avec l’objectif de préservation des sites naturels. C’est simple, c’est basique, mais c’est toujours bien de le rappeler Découvrez les hôtels à insectes les plus naturels au monde. Branches et troncs morts sont de formidables garde-manger et des supports de vie pour quantité d’insectes, de champignons et de plantes. Préserver la biodiversité ? Rien de plus simple : laissez-les au sol et oubliez votre projet de cabane improvisée… Pour vous rendre à Penfoulic, privilégiez les déplacements doux . Votre corps et la planète vous remercieront Un gestionnaire averti en vaut deux. Si vous souhaitez organiser une activité ou une manifestation, prévenez en amont la commune de Fouesnant et la Communauté de Communes du Pays Fouesnantais 15 Carnet du visiteur respectueux • Bois de Penfoulic

11 espace Kerourgué CS31046 29170 Fouesnant www.cc-paysfouesnantais.fr Communauté de Communes du Pays Fouesnantais Conception Avril 2025 • Ne pas jeter sur la voie publique La communauté de communes du Pays Fouesnantais (CCPF) possède la compétence en matière de gestion des espaces naturels depuis 2018. Sur son territoire, elle assure la gestion de sites caractéristiques des milieux naturels rencontrés dans le Finistère Sud : dunes, zones humides, côtes rocheuses, bois… Elle gère les espaces naturels communautaires de son territoire, notamment ceux appartenant au Conseil départemental du Finistère et au Conservatoire du Littoral. La CCPF assure également l’animation des sites Natura 2000 « Archipel des Glénan » et « Marais de Mousterlin ». Pour mener à bien ses missions, la CCPF s’appuie sur : • les plans de gestion des sites naturels, qui planifient les actions à réaliser pour atteindre les objectifs recherchés, • les partenariats de confiance noués avec de nombreux acteurs (communes, services de l’État, associations, propriétaires, acteurs socio-économiques...), • et la mobilisation d’une équipe technique dédiée. Ces actions concertées portent sur des sites naturels exceptionnels sur terre et en mer. Elles contribuent à la préservation d’espèces emblématiques comme la Vipère péliade, le Narcisse des Glénan, le Panicaut maritime et la Salamandre tachetée.

Espaces naturels

Anse du Petit Moulin – carnet du visiteur respectueux

  • 2024
  • Français
  • pdf
  • 4 Mo
Transcription textuelle
Anse du Petit Moulin – Carnet du visiteur respectueux

Ce livret d'information est édité par la Communauté de Communes du Pays Fouesnantais (CCPF) en collaboration avec la commune de Bénodet. Située à proximité immédiate du bourg de Bénodet, l’Anse du Petit Moulin constitue un espace naturel de transition entre terre et mer dans le prolongement de la Mer Blanche, et jouxte le site Natura 2000 « Marais de Mousterlin ».

1. Un patrimoine façonné par l'histoire humaine

Traces du passé : Le site tire son nom d'un ancien moulin à vent (attesté par le cadastre napoléonien) qui moulait les céréales au XIXe siècle sur la rive gauche du ruisseau. Le lavoir du lieu-dit Kerguel, autrefois fréquenté par les lavandières, est toujours visible. Aménagements hydrauliques et agricoles : En 1872, une digue a été construite au nord-est pour assécher des terres marécageuses et les rendre agricoles, mais la salinité persistante du sol a limité les rendements. Une autre section servait de zone de pâturage et de récolte de joncs. Intégration publique : Après l'abandon d'un projet de digue globale au XXe siècle, la propriété a été confiée au service des eaux et des forêts, intégrant officiellement le domaine public maritime en 1926.

2. Une double biodiversité entre terre et mer

Côté terre (milieux boisés et humides) : L'anse rassemble des boisements, des talus, des prairies et des mares. Elle abrite des oiseaux nicheurs (Bouvreuil pivoine, Chardonneret élégant), la Grenouille verte, l'Écaille chinée (papillon) et la Vipère Péliade, un reptile protégé nationalement et menacé d'extinction en Bretagne. Les vieux chênes et pins maritimes hébergent des insectes mangeurs de bois mort comme le Grand Capricorne, recherché par le Pic Épeiche. Côté mer (la vasière) : Se découvrant à marée basse, la vasière nourrit les oiseaux limicoles comme le Courlis cendré, qui utilise son long bec courbé pour capturer des invertébrés dans le sable. L'îlot central accueille la Spartine maritime, une plante pionnière rare capable de fleurir en mer. En fixant la vase, elle élève le sol et permet l'installation de la Salicorne, de la Soude et de l'Obione.

3. Une gestion environnementale en action

Acquis par Bénodet en 2002, le site est intégré aux espaces communautaires et géré par la CCPF depuis 2022 afin d’allier préservation écologique et promenades de loisirs. Renouveau forestier : Une ancienne parcelle d’épicéas plantée dans les années 1970 (monospécifique et risquée pour le public) a été coupée en 2022 pour laisser place à une régénération naturelle d'espèces locales, suivie scientifiquement. Opération « 500 000 arbres » : En mars 2023, avec l'ONF, les écoliers de Bénodet ont planté 3 778 arbres (mélange de feuillus et résineux locaux) pour favoriser la biodiversité et capter le CO₂.

4. Les éco-gestes du promeneur

Le carnet liste les consignes citoyennes à respecter lors des visites : rester sur les sentiers balisés, ne rien cueillir, remporter et trier ses déchets, rester discret (utiliser des jumelles) et laisser le bois mort au sol (pas de cabanes improvisées). Le camping, le bivouac et les feux sont interdits. Les chiens sont admis sous surveillance, à condition de ramasser leurs déjections.

Espaces naturels

Le Bois du Moustoir – Carnet du visiteur respectueux

  • 2024
  • Français
  • pdf
  • 2 Mo
Transcription textuelle
Voici le résumé complet de ce second document, suivi des propositions de métadonnées SEO calibrées pour votre activité de communication.

Résumé du document : Le Bois du Moustoir – Carnet du visiteur respectueux
Ce guide de sensibilisation est édité par la Communauté de Communes du Pays Fouesnantais (CCPF) en collaboration avec la commune de Saint-Évarzec. Situé en bordure de la D783 entre Quimper et Concarneau, le Bois du Moustoir s'étend sur une quinzaine d'hectares. Cet espace forestier abrite une biodiversité dite « ordinaire » mais fascinante, structurée autour de paysages variés et d'un étang.

1. Un patrimoine historique et paysager remarquable

Histoire locale : Le site conserve les traces d'une ancienne voie romaine. Le toponyme Moustoir (dérivé du breton ar vouster) signifie « le monastère » et ferait référence au manoir du Moustoir attenant, une ancienne commanderie fortifiée des chevaliers hospitaliers de l'Ordre de Malte érigée à la fin du XIIIe siècle.

L'étang du Moustoir : Aménagé à l'époque napoléonienne sur le ruisseau de Saint-Cadou, cette retenue d'eau alimentait autrefois un moulin aujourd'hui disparu.

Les éléments phares du bois :

Les Hêtres centenaires : Une allée historique de 900 mètres bordée d'arbres d'environ 120 ans qui menait autrefois au manoir.

Un air de forêt pluviale : En raison d'un relief marqué qui accentue l'humidité ambiante, le sommet du bois abrite des arbres entièrement tapissés de mousses.

2. Une biodiversité forestière et aquatique à préserver

La flore : Le sous-bois est composé d'essences typiques (hêtres, chênes, houx, châtaigniers, frênes) ainsi que de jacinthes des bois, de fragons et de fougères comme l'Osmonde royale.

La faune sauvage : Le site abrite des mammifères discrets (écureuils roux, blaireaux, renards, chevreuils), des oiseaux diurnes (pics-verts, pics épeiches, buses, geais) et nocturnes (chouettes hulottes, effraies des clochers), ainsi qu'une multitude d'invertébrés (lucanes cerfs-volants, grillons des bois). L'étang accueille des amphibiens, des canards et des martins-pêcheurs.

3. Les actions de gestion et les règles de l'éco-promeneur
La CCPF gère ce milieu fragile via un plan de gestion rigoureux mené avec l'ONF, le Sivalodet et la commune, visant à concilier les activités de loisirs et la protection environnementale.
Une priorité majeure est le contrôle de l'expansion du Sapin pectiné (Abies alba), devenu envahissant au détriment des autres espèces.

Les bonnes pratiques à adopter :

Protection de la flore : Interdiction stricte de cueillir ou prélever des végétaux. Il est demandé de rester sur les sentiers balisés pour éviter le piétinement.

Respect de l'habitat : Ne pas ramasser le bois mort au sol (qui sert de refuge et de garde-manger pour les insectes et champignons) et ne pas construire de cabanes improvisées. Le camping, le bivouac et les feux sont interdits.

Réglementation de la pêche : Autorisée de mi-mars à mi-septembre avec carte de pêche. Elle est limitée à une seule ligne par personne et un maximum de 6 truites par jour.

Propreté et civisme : Les déchets doivent être triés et rapportés chez soi. Les chiens sont acceptés mais leurs déjections doivent obligatoirement être ramassées. Les vélos sont autorisés uniquement sur les sentiers.

Espaces naturels

Le marais de Mousterlin - Carnet du visiteur respectueux

  • 2023
  • Français
  • pdf
  • 2 Mo
Transcription textuelle
Le Marais de Mousterlin – Carnet du visiteur respectueux
Ce carnet de sensibilisation est publié par la Communauté de Communes du Pays Fouesnantais (CCPF). Il présente le site classé Natura 2000 « Marais de Mousterlin », un ensemble littoral exceptionnel situé à Fouesnant, de part et d’autre de la pointe éponyme. Le site est géré et animé par la CCPF depuis 2018.

1. Un site à trois facettes paysagères
Le périmètre associe trois espaces naturels distincts, complétés par la pointe de Beg Meil et ses criques :

La Mer Blanche (ou Le Letty) : Une lagune côtière située à l'ouest, abritée de la houle par un cordon dunaire, caractérisée par une eau totalement salée et un estran riche qui se découvre à marée basse.

Le marais de Mousterlin : Un espace rétrolittoral situé à l'est, caractérisé par des eaux saumâtres. Ancienne lagune (comme l'indique le lieu-dit Vorlen, dérivé du breton morlenn), il a été poldérisé au début du XXe siècle par des digues et des canaux pour un usage agricole.

Les dunes de Cleut Rouz et Kerambigorn : Une ligne de sable continue faisant office de frontière naturelle entre le marais et l'océan. Elle se structure en trois milieux : la dune embryonnaire (nourrie par les laisses de mer), la dune blanche (mobile, fixée par les Oyats) et la dune grise (fixe, abritant le Panicaut maritime ou l’Immortelle des dunes).

2. Une mosaïque d'habitats et une biodiversité précieuse
Le classement Natura 2000 protège une grande diversité de milieux (estrans, lagunes, roselières, prairies humides, prés salés) qui servent de nurserie aux poissons et de refuge pour la faune :

Faune aquatique : Les lagunes accueillent des poissons d'eau douce, de mer et saumâtre (bars, mulets, poissons plats, anguilles, flets, épinoches).

Faune aviaire : Le site est une zone d'alimentation et de nidification majeure. On y observe le Gravelot à collier interrompu (espèce menacée nichant sur le haut de plage), la Bernache cravant (qui hiverne dans les prés salés riches en Salicorne et Obione), le Héron cendré, la Cisticole des joncs et le Martin-pêcheur dans les roselières.

Prairies humides et invertébrés : Au nord, les prairies d'eau douce abritent des orchidées et des iris, ainsi que l'Argiope frelon et l'Agrion de Mercure (demoiselle protégée nationalement, indicatrice d'une eau de très bonne qualité).

3. Une gestion environnementale active
La CCPF met en œuvre un plan de gestion appelé document d'objectifs (DOCOB). Les actions principales englobent :

La gestion hydraulique : Depuis 2014, une vanne automatique contrôle les niveaux d'eau et permet une reconnexion à la mer. Cette resalinisation progressive favorise le retour de l'écosystème lagunaire historique.

L'entretien des milieux : Fauche des prairies, coupe des arbres dépérissants impactés par le sel, lutte contre les plantes invasives et entretien des canaux.

Le pâturage extensif : Pour éviter l'enfrichement et maintenir le paysage ouvert, un troupeau de vaches nantaises du lycée agricole de Bréhoulou est implanté sur le site.

4. Les éco-gestes du visiteur respectueux

Sensibilisation et observation : Des sentiers balisés et un observatoire ornithologique permettent de découvrir le site en toute discrétion (l'usage de jumelles est conseillé).

Préservation des sols et de la flore : Interdiction de cueillir des végétaux ou de déplacer le bois mort (essentiel à la biodiversité) pour créer des cabanes. Le camping, le bivouac et les feux sont proscrits.

Gestion des déchets : Emporter et trier ses déchets chez soi.

Réglementation pour les chiens : Ils doivent obligatoirement être tenus en laisse dans le marais et sur les plages dès le mois d'avril (de la plage de Kerler à la Mer Blanche). Ils sont strictement interdits sur les plages du 1er juin au 30 septembre.

Espaces naturels

Les Glénan – Carnet du visiteur respectueux

  • 2023
  • Français
  • pdf
  • 1 Mo
Transcription textuelle
Les Glénan – Carnet du visiteur respectueux
Ce guide de sensibilisation est édité par la Communauté de Communes du Pays Fouesnantais (CCPF) et la ville de Fouesnant. Classé site Natura 2000, l’archipel des Glénan est un espace naturel d'une grande richesse, caractérisé par ses eaux limpides et son sable blanc. Le carnet vise à concilier les activités humaines avec la protection d’un patrimoine écologique et historique vulnérable.

1. Un patrimoine historique et culturel riche
Histoire ancienne : L'archipel présente des vestiges humains du Néolithique (tumulus, menhirs) et de l'époque gallo-romaine. Faits marquants : Il a servi de repaire pour les pirates , a été acheté temporairement par Nicolas Fouquet en 1658 , et abrite le Fort Cigogne (construit en 1756 pour contrer les pillages et en cours de rénovation environnementale). Vie locale et maritime : Bien qu'il n'y ait plus d'habitants à l'année , les Glénan accueillent l'emblématique école de voile des Glénans (créée en 1947) , des activités de plongée, de kayak et de pêche.

2. Une biodiversité exceptionnelle et fragile
Milieu marin : L’archipel abrite des herbiers de zostères (qui stabilisent les fonds et hébergent jusqu'à 500 espèces animales) , des dauphins, des requins pèlerins (inoffensifs et menacés) ainsi qu'une colonie de phoques gris. Milieu terrestre : Plus de 140 espèces d'oiseaux y séjournent. L'île aux Moutons accueille notamment la nidification des Sternes. Sur l'île Saint-Nicolas, une des plus petites réserves naturelles de France protège le Narcisse des Glénan, une fleur unique au monde.

3. Les bonnes pratiques de l'éco-visiteur (Règles d'or)Gestion des déchets : L’archipel applique une politique « zéro poubelle ». Les visiteurs doivent rapporter l'intégralité de leurs déchets (y compris les mégots et les restes de pique-nique) sur le continent. Protection de la faune et de la flore : Il est interdit de ramasser des fleurs ou des galets (ne pas faire de cairns). Les chiens doivent être tenus en laisse et hors des plages pour préserver les couvées d'oiseaux (comme le Gravelot à collier interrompu). Les drones sont interdits. Navigation responsable : Les plaisanciers sont invités à utiliser les mouillages écologiques municipaux et à éviter l'ancrage dans les herbiers de zostères. Le camping et le bivouac sont strictement interdits sur l'archipel. Accès réglementé : Certaines zones terrestres et estrans sont interdits d'accès du 1er avril au 31 août afin de protéger la nidification.

4. Un engagement collectif pour l'avenir
Depuis 2025, un projet global de préservation associe l'État, la ville de Fouesnant et la CCPF. L'archipel fait office de laboratoire de développement durable, illustré par l'autonomie en électricité verte de l’île Saint-Nicolas et la mise en place d'études scientifiques sur la fréquentation touristique.

Vous avez vu 5 résultat(s) sur 5